Stéphœn, Artiste Poète sur le Marché de Rostrenen

Un mardi matin, sur le marché de Rostrenen, on peut y voir des commerçants, des artisans locaux et des personnages un peu plus hétéroclites !

Un marché, un artiste-poète…

Stéphœn, artiste poète, était présent le mardi 19 janvier et avait collé toutes sortes d’œuvres écrites dans tout le marché ! Au détour d’une rue ou sous l’étal d’un commerçant, on pouvait y trouver des panneaux bariolés ou Stéphœn lui-même qui déclamait une diatribe.

Son idée : Inviter les gens à réfléchir sur la situation.

« Depuis que les gens n’ont plus de visage et depuis qu’être enrhumé est devenu illégal, on nage dans une absurdité complètement totale ! Comment réfléchissent les gens qui mettent un masque tous seuls dans leur voiture ? 

Oui, le Covid existe, ça peut être grave, je ne dis pas le contraire mais concrètement, je ne constate pas les morts et les malades autours de moi comme ce qui est annoncé ! Il y a juste une grosse dissonance cognitive et donc, face à ça, je me suis dit qu’il fallait prendre ses responsabilités, je suis poète et c’est ça finalement mon utilité sociale : avoir un regard un peu décalé parce que je n’ai pas une vie comme tout le monde et l’idée c’était que ça parte dans tous les sens mais que ça n’en soit pas dénué ! »

Des panneaux, des messages

Les gens apprécient ces messages  peu vindicatifs et c’est un gros travail pour Stéphœn : cette situation l’exaspère fortement, il a beaucoup de frustration, de colère et de peur. Il estime que là, dans ce contexte, c’est le moment d’avoir du courage politique.

« Je ne sais pas quel monde on se propose de laisser à nos enfants demain, mais moi, j’ai pas du tout envie qu’on nous impose un monde sans visage !  Si le masque est obligatoire, nos visages sont illégaux. Si nos visages sont illégaux, ce sont nos rides, nos expressions qui le deviennent ! Le visage c’est quand même le 1er des langages, c’est le seul qu’un nourrisson envisage lorsque de sa candeur il nous dévisage ! Et c’est comme ça que l’on peut se construire une âme humaine. Le visage, c’est notre 1er lien avec la nature et les éléments, tantôt la pluie, tantôt le vent et la caresse du soleil ! C’est essentiel en fait et on est en train de perdre l’essentiel ! Et donc, il fallait que je fasse quelque chose. Soit j’expose, soit j’explose ! »

De ses observations…

 

Les choses glissent tellement rapidement depuis quelques années surtout depuis le Covid.

De ses constatations, il en tire des panneaux avec des messages simples pour alerter ces concitoyens sur les dérives de cette situation hors normes !

« Depuis quelques temps, c’est un Conseil de Défense qui gouverne et c’est un problème politique et on a un problème de Régime là ! Le Conseil de défense, factuellement c’est le pouvoir exécutif primaire qui vient supplanter le pouvoir exécutif légal, les parlementaires n’existent quasiment plus puisque de toute façon, tout est traité par ordonnances ou décrets ministériels. Les gens sont amendés pour non port du masque sans jugement donc factuellement nous ne sommes plus en Démocratie ! Tout devient une randonnée, même aller chercher son pain ! On se frotte à la Marée-Chaussée si on oublie ou ne porte pas un masque ou une attestation !

Et ce qui m’inquiète beaucoup c’est le comportement des gens eux-mêmes, c’est-à-dire que les comportements de délations sont en augmentation ! »

« Et finalement, ce n’est pas qu’en France. On a un problème global tout autour du monde, je constate un gros recul des libertés fondamentales et qu’il n’y a pas de proportion entre les sanctions et ce qui se passe !

Respirer est un droit fondamental et respirer librement est puni de 135 Euros d’amende ! C’est 11% du SMIC pour, juste vivre. »

En conclusion…

 

Finalement, Stéphœn conclue avec espoir :

« J’aimerais que mes concitoyens aient un sursaut d’éveil et qu’ils mettent un coup d’arrêt à ce truc là avant que ce ne soit trop tard mais ce qui est difficile c’est de transformer la colère en quelque chose de constructif.

Il est urgent de refaire société ! »

 

 

Propos recueillis par Myriam – Février 2021